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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 06:21

Et les sexualités (20)

Bien évidemment je n’oppose pas le partage du travail domestique et l’évolution des sexualités, leurs diversités (21). Je constate juste là aussi les évolutions, la pluralité des modèles, et comment les analyses ne peuvent être simplistes et binaires. L’étude des sexualités, et plus particulièrement des rapports dits hétérosexuels entre hommes, et entre hommes et femmes, présentent plusieurs particularités. Comme pour le travail domestique, les socialisations différenciées des hommes et des femmes, la socialisation masculine par la pornographie (souvent sexiste, et réductrice des désirs) et la socialisation des femmes dans leur grande majorité dans les romans à l’eau de rose, donnent à voir à l’analyse une autre forme de double standard asymétrique où les attentes stéréotypées des garçons et des filles sont conformes aux rapports sociaux de sexe. Dans les modèles en œuvre, l’homme est actif et pénétrant, a appris à s’exciter devant des bouts de corps de femmes qu’il ne connaît pas, et distingue érotisme avec sa compagne et érotisme avec des femmes qui n’appartiennent pas à son quotidien, dont la figure de la prostituée est un exemple, comme celui de « la-salope-qui-aime-ça ». Les femmes étaient plus socialisées à attendre un tout-en-un, un homme qui soit tout à la fois bon mari, bon père, bon amant, bon ami… Une figure imaginaire qui ressemble à celle du prince charmant.

Le succès des nouvelles formes de libertinage encore imprégnées des moules de la domination masculine, mais où des femmes décident, comme les hommes, de s’amuser dans des sexualités récréatives, de revendiquer des formes non-reproductives de sexualité, est étonnant et demande à être investigué ; notamment pour comprendre en quoi il tend à se distinguer de l’échangisme. En ce sens, le taux de femmes pratiquant des fellations est intéressant. Comme le sont d’ailleurs les demandes de « gâteries » de certains conjoints qui prennent des formes a priori surprenantes. N’en déplaise aux moralistes victimologiques qui ne savent que réfléchir de manières hétérocentrées. Ainsi, que penser, et avec quels outils analyser, les demandes masculines croissantes de voir leur conjointe jouer avec leur anus ? Notons d’ailleurs que ces pratiques s’inscrivent dans une longue remise en cause des catégories ordinaires qui nous font penser les rapports entre hommes, et entre hommes et femmes. Dès 1992, nous signalions le succès des transgenres, ces belles femmes à pénis, sur les trottoirs lyonnais (22).

Remarquons aussi les avancées récentes majeures des recherches sur le thème des sexualités. Il ne suffit plus aujourd’hui dans une vision hétérocentrée (fut-elle libérale) de dire que les homos, les bi, les trans existent, de (parfois) les mentionner dans le texte. Comme, il y a quelque temps, on mentionnait que les textes sociologiques intégraient les femmes sans toutefois leur accorder une place égale aux analyses sur le général représentées par les hommes. Les études actuelles invitent à déconstruire l’hétérosexualité elle-même, son historicité, ses variations et l’hégémonie de ses modèles hétéronormatifs (23).

Publier les études et analyses sur les hommes pour favoriser connaissances et débats

Une autre étape semble absente des études sur les hommes et le masculin : la publication.

Peu de recherches critiques sur les hommes et le masculin, des réseaux de chercheure-s- sur cette question encore balbutiants et fragmentés. Les quelques spécialistes francophones qui centrent leurs travaux sur les hommes et le masculin ont, pour l’instant, complètement occulté la question de la publication, de la création d’un espace de débats qui permette de faire connaître les travaux, les discuter et pouvoir les diffuser. Souhaitons, puisque cette période est aussi celle des vœux, que ce manque soit rapidement comblé. Et ce, d’autant plus que le net offre de nouvelles possibilités.

Intervenir auprès des hommes dans une perspective critique de la Domination Masculine

Faut-il intervenir auprès des hommes ou, comme le laisse supposer notre polémiste (et d’autres hommes avec lui) refuser toute collaboration et se contenter de dénoncer les pratiques encore dominantes ? Telle est la question centrale qui traverse depuis maintenant 30 ans les groupes qui travaillent sur « la condition masculine ». En fait, tout est question de posture. Posture politique, professionnelle, et éthique.

Intervenir au non, et dans quel sens ? Trois courants de pensée transdisciplinaires occupent l’espace de débats.

1/ Souvent caractérisé de « masculinisme », le premier courant tend à symétriser situation des hommes et des femmes. Supporté en France par des associations de pères divorcés, et quelques personnalités dont Eric Zemmour, auteur du Premier Sexe (2006), cette posture tend à faire porter par les femmes, en particulier par le féminisme, la responsabilité des difficultés masculines : échec scolaire, violences, suicides… Ainsi sur les violences, prenant en exemple les violences masculines — et arguant de travaux de victimologie, en particulier une étude de Statistiques Canada, et un travail qualitatif de fin d’étude de travail social suisse requalifié de thèse (24) (Torrent, 2003) ce courant déclare que les hommes sont aussi violentés par les femmes que l’inverse. Ce courant propose globalement un retour aux valeurs patriarcales d’antan, faisant valoir que ce modèle de genre était moins anxiogène pour tous et toutes. Récemment, autour des « Congrès de la condition masculine - Paroles d'hommes » est apparue une nouvelle branche de ce courant qui, tout en symétrisant situation des hommes et des femmes notamment les discriminations subies, se définit comme « hoministes ». Si l’appel au premier congrès était particulièrement réactionnaire, certains textes suivants sont plus ambigus, notamment par la reconnaissance par certains participants à ces congrès de la domination masculine et de ses effets en termes de violences sur les femmes, de l’apport du féminisme…

2/ Le deuxième courant, soutenu en France par une frange autoproclamée « radicale » propose comme unique perspective aux hommes, comme dominants, de soutenir les femmes et le féminisme et de se taire sur les difficultés masculines analysées alors comme minimes, secondaires et sans réelles importances (Stoltenberg, 1989 ; Thiers-Vidal, Dufresne). Toute attitude autre, notamment l’exposé des difficultés de certains hommes est considérée comme une tentative de reprendre le pouvoir par des « mâles contestés ». Les hommes sont appelés à « rendre des comptes » aux féministes.

3/ Le troisième courant, qualifié de « masculinities », ou de « proféministe » [voir plus loin] est plus pragmatique. Les auteur-e-s de ce courant intègrent le cadre problématique de la domination masculine, l’articulation violences masculines/homophobie ; notamment dans les rapports entre hommes (25). Mais ils analysent aussi, de manière compréhensive, souvent en termes de rapports sociaux de sexe et de genre, la situation des garçons, et les évidentes difficultés d’adaptation de certains. Dans le travail social et l’intervention socio-éducative, ce courant propose la formation des intervenant-e-s et l’intervention spécifique auprès des hommes et des garçons (26). Problématisant les « résistances masculines au changement », ce courant auquel je rattache mes travaux refuse une attitude déterministe qui postule à la reproduction à l’identique de la domination masculine (Bourdieu, 1998). Les hommes et les femmes sont aussi sujets de leur histoire individuelle et collective, il est donc possible d’intervenir, d’accompagner et d’aider les hommes, tous les hommes, à s’adapter au nouveau contrat de genre qui refuse la domination masculine et ses conséquences en termes de violences, de discriminations, d’exclusions. Cette attitude présuppose que les hommes aussi ont intérêt aux changements. Ou qu’ils n’en ont pas le choix, et qu’ils doivent donc s’adapter.

En fait, et cela rappellera de vieux débats aux plus ancien-ne-s d’entre nous, le problème théorique qui sous-tend la question de l’intervention auprès des hommes, reprend un vieux débat des courants marxiste-léninistes des années 70 sur les liens entre « contradictions principales » (la contradiction capital/travail) et « contradictions secondaires » (dont la domination masculine des femmes). On sait maintenant le prix à payer pour l’humanité de telles positions léninistes qui ont proposé la soumission totale des dominants aux dominés et aux avant-gardes (politiques à l’époque, religieuses et sexuelles aujourd’hui) censées les représenter. En ce qui concerne les alliances entre dominants et dominé-e-s, il est sans doute plus heuristique d’aller chercher des références du côté des « blacks féministes », des mouvements queers, ou des débats provoqués par la chute de l’Apartheid en Afrique du Sud.

Mais quelle que soit la position théorique revendiquée, le travail spécifique ou non auprès des hommes et des garçons, est toujours prise de position sur le genre. La neutralité (axiologique ou autre) n’existe pas sur le genre. On est homme ou femme ou trans, et nos positions, nos actes, nos pensées sont toujours influencées par cette appartenance sociale (et sa socialisation spécifique). Or, un nombre important de pensées actuelles, de projets d’interventions sociales et socio-éducatives se présentent comme asexué-e-s. Au mieux depuis quelque temps, mainstreaming aidant (27), et de manière variable de pays en pays, on intègre la question des femmes et en particulier des violences et ségrégations qu’elles subissent. Les hommes, le masculin, sont alors absents des projets et des réflexions. C’est la position la plus commune dans le travail social en France actuellement. Sans le vouloir, ceux et celles qui adoptent une telle posture reprennent à leur compte les positions les plus radicales qui laissent supposer soit — que les hommes sont incapables de changer (sans doute les chromosomes ! (28)) ou qu’il est inintéressant de les voir changer (29) — soit qu’ils ne doivent pas changer. Les femmes changeront toutes seules ou il ne faut pas qu’elles changent et doivent revenir à la condition de femmes soumises.

J’aimerais montrer l’ineptie de telles positions en prenant les hommes violents en exemple.

Les hommes violents

On peut les qualifier de « batteurs de femmes » de « brutes domestiques » de « tyrans », c’est-à-dire continuer à les diaboliser et alimenter le mythe moderne sur les violences masculines domestiques qui permet aux « hommes violents ordinaires » de se déresponsabiliser (puisqu’ils ne ressemblent pas au portrait dressé par le mythe) tout en contrôlant leur proche par la violence, ou plus souvent, par la peur ressentie que cette violence réapparaisse.

Quelles que soient les polémiques, la violence masculine domestique sur les femmes concerne un homme sur dix ou, dans une définition plus restrictive comme le proposent Elisabeth Badinter ou Marcela Iacub (en se limitant aux seules violences physiques exercées dans les douze derniers mois (30)), un homme sur vingt vivant en couple hétérosexuel, soit près de 422 000 hommes. Or, l’accueil des hommes violents n’est toujours pas une vraie préoccupation des pouvoirs publics qui préfèrent mettre en avant des mesures coercitives et pénales. Même si quelques centres pour hommes violents continuent à exister (sans subventionnements pérennes), même si quelques groupes sont pris en charge par le secteur public (31).

Faut-il accueillir les hommes violents ? Faut-il les aider à changer ?

Certain-e-s nous expliquent depuis très longtemps que l’accueil des hommes violents est forcément collusion entre eux et les intervenants contre les femmes violentées, d’autres qu’il est impossible de les faire évoluer vers d’autres types de relations (32). C’est d’ailleurs de telles positions défendues par certaines spécialistes de la question qui expliquent le décalage entre la situation en France et dans d’autres pays industrialisés. Parmi les mouvements masculinistes, certain-e-s arguent du nombre prétendument égal d’hommes battus pour ne pas accueillir les hommes violents, ni d’ailleurs les hommes violentés. Bref, on reconnaît ici, sur cette question spécifique mais hautement symbolique, la traduction de l’éventail des positions politiques décrites plus haut.

 

Alors que faire des hommes violents ? Les mettre en prison ? Nous ne disposons que 60 000 places (environ) dans les prisons françaises (33). Le port du bracelet électronique, promu par les responsables politiques actuels, est satisfaisant dans les cas extrêmes, lorsque les vies de la conjointe et des enfants sont menacées, mais pas une solution généralisable. À moins d’évoluer vers un tout autre style de société. En tout cas, c’est faire peu de cas de la demande des femmes victimes de violences elles-mêmes. Les premières fois que j’ai entendu demander que des hommes aident les hommes violents à changer, c’est par des femmes violentées ; certaines conscientisées par le féminisme, d’autres non.

Si on peut comprendre la priorité donnée par des femmes militantes à l’accueil des femmes violentées, le silence des hommes est plus surprenant. Que pensent les 9 hommes sur 10 qui ne sont pas violents ? Avons-nous intérêts (et je m’adresse aux hommes progressistes) à nous satisfaire de la socialisation à la violence virile que nous subissons aussi comme garçons ? N’est-il pas temps que les hommes aussi — en dehors de tout procès d’intention — comprennent l’intérêt pour eux-mêmes, et pour leurs proches, de réduire les effets de la domination masculine aujourd’hui contestée ? L’accompagnement social de ces hommes (et de tous les hommes qui éprouvent des difficultés d’adaptation entre la norme virile et les réalités modernes) est une question d’actualité sur laquelle la France a un net retard par rapport à d’autres pays.

Sans le vouloir, ceux qui arguent que toute intervention spécifique auprès des hommes pour réduire les effets de la socialisation virile est réactionnaire, masculiniste, anti-femmes ou antiféministe sont, sans doute, les meilleurs soutiens du patriarcat et de l’immobilisme social.

Conclusion (provisoire)

Involontairement Yeun L-Y a peut-être ouvert une boîte de pandore. Non sur les critiques sur ma personne, personne n’est parfait et je reconnais bien volontiers des erreurs passées, mais sur la question hautement politique de la place des hommes aujourd’hui. Quelle femme peut se reconnaître dans les propositions théoriques que sous-tend son texte ? Qui a intérêt à éliminer les hommes et le masculin de la pensée, des activités, de la vie ? Quel homme peut se laisser caricaturer à l’extrême ? À la lecture du texte, on se croit revenu trente ou quarante années en arrière. Outre le ton qui n’est pas s’en rappeler les guerres viriles qui se jouent entre hommes, tout ce qui ne victimise pas les femmes est occulté. Comme si l’objectif de l’article n’est pas une critique permettant d’avancer dans la compréhension de ce que vivent les hommes, mais juste de confirmer les femmes dans leur place d’éternelles victimes, et de dire aux hommes : TAISEZ VOUS ! Vous n’existez pas comme des personnes, des individus capables d’aimer, de douter, de s’allier aux luttes des dominé-e-s… On reconnaît ici le discours suicidaire adopté par d’autres dans le passé.

Pour ma part, je fais partie de ces hommes qui se sont toujours considérés comme alliés des femmes qui luttaient pour l’égalité. Et nous sommes un certain nombre à avoir fait des choix précis, notamment dans la promotion de méthodes de contraceptions masculines, l’accueil des hommes violents, l’intervention sur la santé des hommes. Sommes nous proféministes ? féministes ? Antisexistes ? Pragmatiques ? Les débats dans le pôle naissant des masculinities, regroupant des universitaires francophones est en cours. Un long travail d’épistémologie reste à faire, et pas uniquement pour trouver un étendard ou un label communs.

En 1995, avec quelques amis, nous avions créé le Réseau Européen des Hommes Proféministes (34) qui n’a, manifestement, pas rencontré un succès important. On peut bien sûr dire que les hommes dominants, pourvu de privilèges du fait d’être hommes, n’ayant pas intérêt à lutter contre la domination masculine, il est logique que de telles propositions ne reçoivent pas des adhésions massives. L’explication n’est pas fausse en soi, mais un peu facile et rapide. A posteriori, j’ai aussi l’impression que nous nous adressions plus aux femmes qu’aux hommes. Comme pour montrer des signes de distinction avec la masculinité hégémonique. Peut-être aussi que la période ne permettait pas d’aller plus loin. Toujours est-il que la situation a changé dans le monde militant comme dans le monde universitaire et académique. Et heureusement !

C’est ainsi que, du côté militant, de multiples initiatives apparaissent aujourd’hui, de manière mixte, ou du côté des hommes. « Mixité », « Ni putes, ni soumises » sont les plus connus. Mais, elles ne sont pas les seules, autour des mouvements squats, comme du côté des mouvances LGBT, queer, ou TransPédéGouines, nombreuses sont les mobilisations mixtes contre le sexisme, l’homophobie. Le cinéaste Patrick Jean a d’ailleurs initié un « appel des hommes contre la domination masculine (36) ».

Les analyses critiques du masculin hégémonique comme constitutif de l’ordre de genre hétéronormatif, de la domination masculine sur les femmes, de l’aliénation des hommes eux-mêmes, la prise en compte des effets délétères des socialisations hiérarchisées et asymétriques des hommes et des femmes… progressent. Y compris du côté des hommes. Il faut s’en féliciter. Souhaitons que les débats nécessaires, y compris entre personnes socialisées en mecs, ne soient pas une nouvelle occasion de rejouer une guerre virile où les femmes, une nouvelle fois, sont les jouets symboliques des luttes entre hommes pour être le meilleur.

 

Toulouse, le 22 janvier 2010.

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