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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 05:52

 

Réponse à Caroline

(qui a accepté que je rende public ma réponse)

 

Oui, tu as raison et tu es bien informée, je suis devenu Directeur du département de sociologie et anthropologie de Toulouse,

Au sein d’une direction collective qui marche bien, qui marche même très bien. Cela est conforme à mes valeurs et, me semble t-il, favorable à notre mode d’administration  universitaire collégial. Bon, je sais que ce n’est pas toujours le cas…

 

« Le pouvoir a un rapport avec la virilité » dis-tu. Tu as entièrement raison à nouveau. Tout pouvoir, celui d’une direction (même collective) aussi.

 

En fait, mes interrogations que j’aimerais partager avec d’autres sont justement ces rapports entre virilité et pouvoir. Une fois bien entendu que la « marche vers l’égalité des sexes », la « suppression du genre », la « fin de la Domination masculine » — tous termes un peu équivalents —, font que des femmes accèdent aussi aujourd’hui au pouvoir. Qu’il me semble même noter chez certaines des signes de virilisme évident ! Autrement dit que la question des rapports entre virilité et pouvoir concerne principalement les hommes, mais pas qu’eux.

 

Mais commençons le débat sur les rapports entre hommes (personnes socialisées comme homme), virilité et pouvoir.

 

Certain-e-s expriment l’utopie d’une société sans pouvoir. J’aimerais partager cette utopie, mais je pense que la répartition du travail (en équipe ou ailleurs), la délégation temporaire ou durable de responsabilités me semblent incontournable. Doit-on être viril, faire preuve de virilité quand on exerce ce pouvoir ? Ou le pouvoir pousse t’il, par des mécanismes qu’il reste à préciser, à des attitudes viriles ou virilistes [on reprendra le distinguo entre ces deux termes plus tard] ? Comment distinguer Pouvoir et Virilité ? Peut-on commencer à faire l’état des lieux de la virilité ?

 

Autant de questions qu’il me semble important de poser. Pour comprendre bien sûr ! Mais pas que. Comment accompagner la marche vers l’égalité de genre ? Aurions nous vraiment gagné en confort de vie si tous, toutes et les autres adoptaient des schèmes virilistes d’action et/ou de pensée ? Ou à l’opposé si triomphait une théorie suicidaire où le sujet, quel-le qu’il/elle soit, n’avait plus le droit d’exister sous prétexte de sa position de « dominant » ?

 

Ouvrons donc les débats !

Et pour commencer intéressons nous aux hommes qui prennent de la distance sur la virilité.

Quelques questions en vrac :

Comment les hommes qui ont refusé la « virilité obligatoire » vivent et exercent le pouvoir ? Comment se manifeste leur mal-aise ? Comment font-ils ?

Et plus loin : quels sont les privilèges du pouvoir ? En dehors des énoncés concernant le salaire, des positions symboliques (toutes choses bien réelles), quelles situations ou interactions interrogent la virilité ?

 

Je suis bien sûr Caroline, preneur de tes réflexions.

 

Les tiennes ou celles de personnes qui aimeraient participer à ce débat.

Ecrivez moi vos réactions :

Dwl(a) univ-tlse2.fr

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