Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 07:40

 

Non à l’antisémitisme, Non à l’amalgame

 

Le 25 avril 2012 l’Université Populaire du Mirail a accepté l’invitation formulée par l’UEJF [Union des Etudiants Juif de France] de dialogue avec des étudiant-e-s israélien-ne-s en tournée en France dans le cadre d’une tournée « Avoir 20 ans en Israël ».

 

L’université Populaire du Mirail est un espace laïque et ouvert aux débats, un espace qui veut créer des liens entre l’Université Toulouse Le Mirail et les quartiers populaires qui l’entourent. Nous considérons normal de dialoguer avec l’ensemble des étudiant-e-s, des enseignant-e-s, des chercheur-e-s, des habitant-e-s de Toulouse, quelles que soient leurs origines nationales, religieuses ou politiques, quelles que soient leur couleur ou leur orientation sexuelle.

 

Le débat, organisé par Daniel Welzer-Lang, Professeur de sociologie, auquel ont participé enseignant-e-s chercheur-e-s du Mirail, étudiants-e-s, habitant-e-s de Toulouse, a été l’occasion pour beaucoup de réaffirmer les principes d’une paix juste et équitable en Israël et en Palestine. Plusieurs personnes présentes ont expliqué qu’elles avaient déjà participé à des actions concrètes pour la paix, l’éducation à la paix, le soutien aux luttes du peuple palestinien (mission des Motivé-e-s de Toulouse en 2002)…

Les débats ont porté sur la vie des étudiant-e-s en Israël : prix des études, services militaires... Des questions ont été posées sur leurs attitudes concrètes dans les territoires palestiniens occupés, leurs peurs du terrorisme, les rapports entre juifs ashkénazes et séfarades, les discriminations que subissent les dernier-e-s…

Les débats furent cordiaux, pacifiques et constructifs.

 

Au même moment, les étudiant-e-s tenaient une table d’information sur ce débat à l’entrée de l’Université.

Vers 13h, d’après les responsables de l’UEJF,- : « un groupe d’étudiant-e-s est arrivé au cri de «  Israël assassin ». Puis, d’après le Bureau National de Vigilance contre l’antisémitisme : « Des jeunes femmes voilées auraient scandé LES JUIFS A LA MER ou "EGORGE LES JUIFS"’EDBAH ELYHOUD" en langue arabe ou encore "RETOURNEZ CHEZ VOUS LES IMPERIALISTES" GENOCIDAIRES " etc. ». Ces faits auraient été filmés par l’un-e des étudiant-e-s israélien-ne-s.

 

L’Université Populaire du Mirail condamne fermement ces agressions antisémites. L’UPM rappelle qu’aucune confusion ne doit être faite entre l’antisionisme et l'antisémitisme :  l'antisionisme et le soutien aux luttes du Peuple Palestinien sont des positions politiques, d'ailleurs partagées par certain-e-s enseignant-e-s et étudiant-e-s juifs et juives du Mirail, et elles ne doivent en aucun cas être confondues avec l’antisémitisme qui est une forme majeure de racisme. Racisme que subissent de nombreux et nombreuses habitant-e-s des quartiers populaires de Toulouse. Racisme et antisémitisme qui viennent dernièrement de montrer leur douloureuse actualité à Toulouse.

L’UPM s’inquiète que ces agressions se perpétuent quelques semaines après qu’un Professeur ait lui-même été agressé verbalement en cours par un inconnu qui l’a accusé violemment d’être agent de la « juiverie internationale et de la franc-maçonnerie ».

 

D’après les communiqués parus, les personnes qui ont agressé les étudiant-e-s israélien-ne-s et les membres de l’UEJF présent-e-s utilisaient un mégaphone sur lequel étaient visibles un logo d’une organisation étudiante (SUD). Pour avoir nous-mêmes assisté à la fin de l’altercation, et suite aux informations que nous avons pu recueillir, nous ne saurions confondre les agresseuses et les militant-e-s étudiant-e-s du Mirail. Nous demandons qu’une enquête interne à l’Université soit réalisée. Nous condamnons à l’avance toute utilisation de ces faits dramatiques contre le syndicalisme étudiant du Mirail. Nous sommes prêt-e-s à participer à cette enquête.

 

 

Université Populaire du Mirail 

Sud éducation

Sud étudiant Mirail

 

 

Par dwl
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 05:30

Les cours sur le genre : prosélytisme de l’homosexualité ? Produits de la franc-maçonnerie, et des réseaux intellectuels juifs ? Agression…

 

Le 1er mars 2012, dans mon cours « genre » de première année, j’ai été interpelé à la pause. Je me suis senti agressé !

 

Il était mince, presque gentil de silhouette, des cheveux mi longs noirs attachés… M’a demandé si… « j’avais conscience de faire sauter le rempart de la Nation… Si je n’avais pas honte de faire du prosélytisme de l’homosexualité… Si j’avais des remords à reprendre le saccage de la franc-maçonnerie, des réseaux intellectuels juifs qui veulent mettre à mal ce qu’ils rejettent... ». Il a évoqué Judith Butler, mais je ne souviens plus exactement ce qu’il en a dit…

 

Il m’a précisé qu’il n’était pas étudiant de cet amphi. Qu’il avait été prévenu par sms…

 

J’étais comme sidéré d’entendre cela…

J’ai dit que j’allais répondre à la reprise du cours. I

l m’a demandé si « j’allais le casser ».

Je lui ai dit que non…

Il est reparti s’asseoir dans l’amphi.

 

J’ai dit dans l’amphi que j’avais été choqué.

J’en ai expliqué le pourquoi…

Moi, juif, enfant de survivant des camps,

Moi homme qui se veut progressiste,

il y a des propos que je ne peux pas entendre dans une université.

 

J’ai dit mon dégoût pour de tels discours,

J’ai dit — ce qui est vrai — que mes cours s’appuient sur les recherches récentes, et scientifiques.

En espérant que ce n’est, et que cela restera, un cas isolé….

 

DWL

Par dwl - Publié dans : informations diverses
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 11:54

 

 

Le débat va être intéressant...

 

colomier-ldh-Affiche--internet--tract--Cine-Regard-Mars201.jpg

Par dwl - Publié dans : informations diverses
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 11:47

salon-litteraire.png

 

Une belle initiative de Marie C. et de Alter & Co

 

Attention, le lieu est chaleureux, mais petit...

Ne pas hésiter à venir discuter et boire un verre

Par dwl - Publié dans : informations diverses
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 09:44

Comparutions-immediateS.COUV-copie-1.jpg

 

Par dwl - Publié dans : informations diverses
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 05:44

 

 

Sortie nationale en mars 2012

 

 

Présentation pour diffusion dans les réseaux

 

La Ligue des droits de l’Homme de Toulouse annonce la publication prochaine de :

Comparutions immédiates : quelle Justice ?

Regards citoyens sur une justice du quotidien

Ouvrage coordonné par Daniel Welzer-Lang & Patrick Castex

(en collaboration avec Américo Mariani, Frédéric Rodriguez, Sébastien Saetta, Rémi Cochard, Hervé Dubost) ; éditions Erès (Toulouse) 

 

L’Observatoire des comparutions immédiates de Toulouse a été créé par la Ligue des droits de l’Homme de Toulouse, associée à des universitaires. Du 1er février au 30 juin 2011, 47 auditeurs et auditrices ont observé 543 affaires, au terme de 112 audiences, auditionné avocat-e-s, magistrats, professionnel-le-s du droit. Seul le procureur de la République a refusé que ses substituts soient entendus. On ne saura donc pas pourquoi dans 63% des cas le parquet demande de la prison ferme. Comment se fait le « pré-jugement » qui fait que certain-e-s passent en comparution immédiate (procédure la plus rapide et la plus répressive) et pas les autres.

 

Des observations réalisées et de l’étude statistique il ressort nettement que cette procédure revêt un caractère expéditif (les affaires sont jugées en 36 minutes en moyenne), peu respectueux des droits des personnes prévenues ET des victimes. Cette procédure met à mal les principes de la justice républicaine : procès équitable, présomption d’innocence, individualisation et sens de la peine.

La population étudiée est surtout jeune, pauvre, précaire et masculine (95% des affaires), souvent en mauvaise santé ; les « mauvais pauvres » disent les auteurs. Plus de la moitié d’entre-elle est « colorée » (« Blacks », « Beurs »). Mais contrairement au discours sécuritaire, outre les étrangers en situation irrégulière, « sans papier », les jeunes noirs et maghrébins sont plus impliqués dans des délits sans violence, moins concernés par les atteintes aux biens et aux personnes. Contrôles au faciès et politique du chiffre imposée aux services de police expliquent en grande partie leur présence dans ce tribunal. Pourtant, dès qu’ils ou elles ont un casier judiciaire avec plus de trois condamnations, et de manière discriminatoire, ils/elles sont plus envoyé-e-s en prison que les autres. Les analyses montrent le rôle central du casier judiciaire, marqueur objectif de la délinquance pour certains, mais surtout marqueur social de la petite délinquance de pauvreté.

 

Les récidives montrent l’échec de la prison et de l’exemplarité de la peine. Et pour certains délits, notamment les délits de circulation, les violences conjugales, comme les atteintes aux biens, la récidive après une peine de prison est massive. Bras armé de la politique pénale, la judiciarisation du quotidien que sont les comparutions immédiates montre surtout les effets destructeurs de la pauvreté, du non-accès au système de santé.

 

L’analyse des affaires après et avant le 15 avril 2011 (date de la réforme de la garde à vue), comme la comparaison des chiffres entre Lyon (Conseil lyonnais pour le respect des droits) et Toulouse, montre un « effet système » qui semble s’imposer à l’ensemble des acteurs et actrices de la chaine pénale des comparutions immédiates ; « effet système » qui pourrait bien relativiser le rôle des Citoyens assesseurs dont on nous dit qu’ils et elles vont révolutionner la justice.

 

Le livre est aussi enrichi par les apports de responsables de centre de réinsertion pour sortants de prison, d’association pour femmes victimes de violences, d’avocats et magistrats. Serge Portelli, Gilles Sainati, magistrats et Laurent Mucchielli sociologue, qui ont développé des analyses sur les comparutions immédiates et sur le thème de l’insécurité ont aussi contribué à cet ouvrage.

 

Sortie nationale en mars 2012

 

Par dwl - Publié dans : informations diverses
Voir les 0 commentaires
Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 06:54

 

Depuis le 1er février 2011, la Ligue de Droits de l’Homme (LDH) de Toulouse, en lien avec quelques universitaires de l’UTM (Université Toulouse Le-Mirail)  a créé l’ « Observatoire des comparutions immédiates ». Tous les après-midi des auditeurs et des auditrices scrutent les audiences de cette justice si particulière où défilent, jour après jour, immigrés sans papier expulsés qui refusent d’embarquer à Blagnac, sous-prolétaires n’ayant pas la chance d’avoir un ami propriétaire d’un jet en Tunisie, petits larcins du quotidien…

Cette  justice se fait en notre nom à tous et toutes…

Les auditeurs et auditrices, outre une grille d’observation, sont invité-e-s à écrire aussi leurs impressions : une vision plus subjective et qualitative de cette justice-là…

Premiers résultats de l’Observatoire : en juin 2011.

[Pour joindre l'Observatoire des Comparutions Immédiates : mail = ocomi31@yahoo.fr]

  Je ne manquerai pas de publier ici quelques billets traduisant mes observations.

 

 

 

 

4/4/2011

 

Etre sénégalais ET homosexuel : la prison comme seule solution

 

Que dire .

Il a fait son « coming out », bref il a dit qu’il avait des pratiques homosexuelles. Il préfère le sexe et l’amour avec des garçons. Ce qui est de plus en plus habituel dans certains pays. Sauf que dans d’autres pays, cela est interdit ! Et puni !

 

Il a 28 ans, mignon. Il parle bien, semble avoir une bonne éducation. Son avocat le dit « bien intégré ». Son casier judiciaire n’est plus « vierge » [quel mot !]. Déjà en novembre 2010, il a refusé de rentrer dans son pays. Non à cause de son homosexualité, mais à cause de la répression que subissent les homosexuels au Sénégal. Il a été condamné à 1 an d’interdiction de territoire.

« Il n’existe pas de preuve de mauvais traitement des homosexuels au Sénégal » a dit le Procureur.

Aucun traité n’existe pour ce motif a-t-il  ajouté

 

J’ai cherché rapidement. En 30 secondes, j’ai obtenu cela (Merci Google !)

 

Sur le site du Ministère des affaires étrangères ;

 

Cette mise en garde :

Avertissement lié à l’homosexualité


L’article 319 du code pénal prévoit qu’au Sénégal "...sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe. Si l’acte a été commis avec un mineur de 21 ans et moins, le maximum de la peine sera toujours prononcé."
 

[http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/senegal_12357/index.html]

 

Au vu de l’évolution des Droits de l’Homme, des traités internationaux, les discriminations pour raison de sexualités seront un jour intégrées dans nos lois communes. Et ce n’est que justice. Sauf, que le Procureur a raison, ce n’est pas — encore  — le cas.

Il refuse de repartir dans son pays homophobe. Il va en prison. Il ressort, refuse d’embarquer. Il repart en prison !

 

Faudra t-il [rayer les mentions inutiles]

1/ qu’il se suicide ? 2/ qu’il fasse un mariage blanc ou gris en France ?  3/ un mariage avec un homme en Espagne [c’est déjà trop tard !]

Comment sortir de cette spirale infernale où nous cautionnons le sexisme de certains pays contre les gais, les lesbiennes, les bi, les trans ? Dans d’autres circonstances, nous sommes pourtant rapides à dénoncer les interprétations erronées du Coran (qui n’a jamais interdit l’homosexualité !)

 

Par dwl - Publié dans : articles et textes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 06:52

Depuis le 1er février 2011, la Ligue de Droits de l’Homme (LDH) de Toulouse, en lien avec quelques universitaires de l’UTM (Université Toulouse Le-Mirail)  a créé l’ « Observatoire des comparutions immédiates ». Tous les après-midi des auditeurs et des auditrices scrutent les audiences de cette justice si particulière où défilent, jour après jour, immigrés sans papier expulsés qui refusent d’embarquer à Blagnac, sous-prolétaires n’ayant pas la chance d’avoir un ami propriétaire d’un jet en Tunisie, petits larcins du quotidien…

Cette  justice se fait en notre nom à tous et toutes…

Les auditeurs et auditrices, outre une grille d’observation, sont invité-e-s à écrire aussi leurs impressions : une vision plus subjective et qualitative de cette justice-là…

Premiers résultats de l’Observatoire : en juin 2011.

 

[Pour joindre l'Observatoire des Comparutions Immédiates : mail = ocomi31@yahoo.fr]

 Je ne manquerai pas de publier ici quelques billets traduisant mes observations.

 

28/3/2011

 

Une affaire simple et complexe : le Prince arabe

.
Simple
, cet homme de 33 ans qui n’a pas osé venir au Tribunal ce jour là est marié avec cette française, née en 1949 présente à l’audience. Contre le droit, la Préfecture refuse de lui donner des papiers réguliers. Il est donc expulsé. Il refuse l’embarquement, menace de tout casser dans l’avion. Il est donc déféré au tribunal en février 2011. Un report est demandé. Offrant de bonnes garanties de représentation — il est marié — il reste libre.

La Préfecture devrait lui donner des papiers. Son expulsion n’a pas de sens. Si ce n’est grossir les statistiques du Ministère de l’intérieur dans sa campagne liberticide.

Il n’est pas venu au Tribunal, il a peur…

 

Et l’affaire est complexe.

Complexe car la conjointe a demandé le divorce, s’est plainte de violences conjugales, a écrit à la Préfecture pour dénoncer son mari.

Complexe car elle a retiré se demande de divorce. Explique que si elle a été battue, c’est de sa faute à elle, qu’elle l’avait poussé « à bout… » [sic], qu’elle a été manipulée par une avocate pour dénoncer son mari…

 

Simple car le rapport de gendarmerie dit que lui et elle ne vivent pas ensemble : « absence de communauté de vie », dit le rapport.

 

Complexe car que doit juger aujourd’hui ce tribunal ? Le refus d’expulsion vs l’illégalité de la Préfecture qui devrait lui donner des papiers ?

Oui ! la loi est la loi !

Mais complexe car comment ne pas aussi prendre en compte : le soupçon de « mariage gris » [évoqué par Madame La Procureure] ? La violence conjugale de cet homme ? Le discours de la conjointe sur la tentative de manipulation d’une avocate qui l’a poussées à dénoncer son mari à la Préfecture ?

A quand une vraie réflexion sur les violences masculines ?

 

 

Parfois, je suis heureux de ne pas être magistrat-e !

 

Le soir chez moi, j’ai vu sur Arte une émission qui témoignait de ces hommes (tous maghrébins dans le documentaire) qui tombent amoureux, se marient avec des femmes qui ont — enfin— trouvé « le Prince arabe » (1). Puis dès le mariage prononcé, parfois avec achat d’un bien en commun, ils disparaissent, ou partent revivre avec une nouvelle conjointe.

Les hommes évoquées sont jeunes. Les femmes qui sont interviewées sont… moins jeunes. Illustration du différentiel économique nord/sud qui oblige les jeunes hommes à quitter le Maghreb pour venir chercher de l’argent et du travail en France ? Des effets délétères des mythes amoureux que vivent ces femmes ? ([avant le mariage, lors de la rencontre] « il était charmant, amoureux. M’amenait le déjeuner au lit. Me disaient sans cesse : je t’aime » explique une de ces femmes). Ou illustration de l’exploitation sexuelle des garçons maghrébins par des femmes blanches âgées qui, comme des hommes, sont prêtes à payer pour qu’on leur dise « Je t’aime » ?

(1) émission : « Un prince venu d’Orient ? », Le 27 mars 2011 à 22h sur ARTE, (rediffusion mardi 29 mars 2011 à 3h35), Un film de Wibke Kämpfer, Production : KÄMPFER FILM, Allemagne 2011

 

Par dwl - Publié dans : articles et textes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 06:00

En soutien aux 7 inculpé-e-s du Mirail

 

Le matin du 31 mars 2011, la décision de justice concernant les 7 inculpé-e-s de l'Université Toulouse II le Mirail a été rendue. 

-8 mois de sursis pour « coups et blessures », 

-6 mois et  4 mois

-2 mois de sursis pour « vol de denrées alimentaires en réunion »

-de lourdes amendes pour certain-e-s,

-une somme de plus de 21000 euros de dommages et intérêts pour  l'Université du Mirail,

-pour tou-te-s d'une  inscription au casier judiciaire entraînant de lourdes conséquences 

 

Et ce sans aucune preuve matérielle conséquente.

 La justice nous montre une fois de plus son vrai visage: une justice garante de la répression d'Etat , au service du patronat.  

 

Pour rappel, leur procès a eu lieu le jeudi 3 février 2011, au Tribunal de Grande Instance de Toulouse. Après des convocations au commissariat, sur plainte de la présidence de l'université Toulouse II le Mirail , sept étudiant-e-s ayant participé, parmi des milliers d'autres, au mouvement de lutte contre la LRU en 2009 ont été inculpé-e-s.

 

Du 2 février au mois de juin 2009, un important mouvement notamment contre la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) avait été mené par les personnels enseignant-e-s, chercheurs/euses, Biatoss et étudiant-e-s des universités de France, dont Toulouse II le Mirail. Plus de 4 mois de grève, des Assemblées Générales jusqu’à plus de 2500 personnes, de nombreuses manifestations et actions. Il s’agit d’une lutte d ’ampleur au niveau étudiant de par sa longueur et sa dureté.

 

Pour rappel, Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, avait, au moment des faits exigé que les « responsables » du mouvement étudiant soient  condamné-e-s à des peines exemplaires, cette volonté répressive s’est fait entendre   à travers les propos du procureur de la République, celui-ci ayant requis  des peines disproportionnées.

 

Ces réquisitions démontrent la volonté de l’Etat de faire de ce procès un exemple, et de casser toute lutte à venir. Le seul but est d’incriminer des acteurs et actrices de la lutte sociale, en s’acharnant sur les militant-e-s de classe. Cette attitude se place dans un cadre plus général de répression contre toutes celles et tous ceux qui ont lutté hier et luttent aujourd’hui. Partout l’arsenal répressif se durcit. Dans les usines, les entreprises, les quartiers populaires, les universités... Le gouvernement et le patronat affirment la même logique : la volonté de répondre aux contestations populaires par le déchaînement des forces répressives.


L’université du Mirail, quant à elle, avait demandé des dommages et intérêts injustifiés. Or, il s’est avéré que la présidence de l’université n’avait pas l’aval du Conseil d’Administration du Mirail pour porter plainte. Et cela, alors même que  la majorité des personnels de l’université avaient exprimé leur soutien aux étudiant-e-s inculpé-e-s, notamment par le vote à l’unanimité d’une motion de soutien au Conseil de la Vie Universitaire, réclamant entre autre le retrait des plaintes. La justice a décidé d'ignorer la requête des avocats de la défense pour l'annulation de la plainte de l'Université.

 

La lutte à l'Université du Mirail pour l’arrêt des poursuites à l’encontre des personnes mobilisées est le combat contre une politique répressive généralisée. La répression que subissent nos camarades est une déclaration de guerre adressée à toutes et tous ceux/celles qui n’ont pas renoncé à résister.  L'Etat et le patronat comptent sur notre isolement et notre désunion pour asseoir ses capacités d'attaque. Face à cela, il est nécessaire de réunir nos résistances et de faire vivre la solidarité. Nous ne les laisserons pas nous piétiner sans réagir, car nous ne connaissons que trop bien la logique du pouvoir : en criminaliser un-e pour en terroriser cent.

 

Face à cette logique, seule notre solidarité peut faire face. Ainsi,  la FSE et SUD Etudiant appelle tous ceux et celles (syndicats, organisations politiques, associations, individu-e-s…) qui luttent contre l’engrenage répressif à soutenir les inculpé-e-s du Mirail, ainsi que toutes les victimes de la répression, à travers  un investissement dans le Collectif Anti-répression de Toulouse et/ou de quelque manière que ce soit : soutiens financiers, soutiens politiques, événements médiatiques, rassemblements…

 

Le porte parole de l'AGET-FSE : Arnaud Dolidier : 06.72.26.26.38

et Roland Mamin pour SUD Etudiant Toulouse: 06.81.96.21.30     

 

 

 

Contact  : inculpees.du.mirail@gmail.com

 

les chèques de soutien aux 7 inculpé-e-s du Mirail sont à adresser à :

"à l'attention du CAJ", Canal SUD - 40 rue Alfred Dumeril - 31400 TOULOUSE, 

à l'odre de : AGET-FSE

 

 

 

Et pour en savoir plus sur le mouvement LRU à l'Université Toulouse Le-Mirail, écouter le document Sur les docks (France culture) consacré à cette grève :


http://friendfeed.com/radios-france/a5e6f27c/universite-de-toulouse-ii-le-mirail-premiere


Par dwl - Publié dans : informations diverses
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 04:41

 

Depuis le 1er février 2011, la Ligue de Droits de l’Homme (LDH) de Toulouse, en lien avec quelques universitaires de l’UTM (Université Toulouse Le-Mirail)  a créé l’ « Observatoire des comparutions immédiates ». Tous les après-midi des auditeurs et des auditrices scrutent les audiences de cette justice si particulière où défilent, jour après jour, immigrés sans papier expulsés qui refusent d’embarquer à Blagnac, sous-prolétaires n’ayant pas la chance d’avoir un ami propriétaire d’un jet en Tunisie, petits larçins du quotidien…

Cette  justice se fait en notre nom à tous et toutes…

Les auditeurs et auditrices, outre une grille d’observation, sont invité-e-s à écrire aussi leurs impressions : une vision plus subjective et qualitative de cette justice-là…

Premiers résultats de l’Observatoire : en juin 2011.

 

[Pour joindre l'Observatoire des Comparutions Immédiates : mail = ocomi31@yahoo.fr]

 

Je ne manquerai pas de publier ici quelques billets traduisant mes observations.

 

 

 

31/1/2011

Observatoire des comparutions immédiates

JDT [journal de terrain] DWL

 

Le tribunal comme miroir social des jeux de pouvoir entre hommes

 

Autant, je vais te rattraper, te buter… est une menace…

En quoi : « Vas te faire enculer », « Fils de pute » sont des insultes ?

Pourquoi assimiler un grand plaisir comme la sodomie à une insulte ? Imagine t’on porter plainte contre quelqu’un qui aurait dit « Pars en vacances en Grèce et prends du plaisir ! »

En quoi être fils ou fille de travailleuse du sexe est une insulte ? La constitution ne garantit-elle pas l’égalité de tous et toutes, quelles que soient nos origines, nos métiers ?

 

Sur la scène du tribunal ce jour-là : des hommes ! Seule une greffière et une avocate viennent troubler l’Ordre masculin hétéronormatif ! Des hommes en arme (gendarmes) viennent demander réparation parce qu’un homme ordinaire, prénommé Abdel (donc un garçon peut-être supposé venir de l’ailleurs) armé d’un jouet d’arme en plastique [bref, un homme qui joue à l’Homme], les a insultés. Un vrai homme cet Abdel. Il aime boire et montrer alors sa virilité, menacer, mettre la vie d’autres hommes en danger. Seule la sagacité du gendarme qui s’est écarté a pu lui éviter des traumatismes physiques lorsque Abdel a refusé de s’arrêter au barrage mis en place pour le contrôler.

 

Un homme, détenu ce jour-là, qui de récidive en récidive, joue à l’homme en assimilant sa voiture à une arme : « Si j’avais ma porche, j’aurais éclaté votre voiture ». Un garçon que l’on ressent comme violent. Un homme qui aurait besoin d’être aidé pour quitter ces habits de la virilité. Que lui propose t’on ? Un stage de deux ans de redressement dans ce segment si particulier de la maison-des-hommes qu’est la prison. Ce lieu où l’ordre viril règne, régule les relations. Que va t’il comprendre ? Que les hommes en armes sont, ce jour là, les plus forts !

 

Et trois gendarmes, 4 magistrats, auront validé ce jour-là l’ordre homophobe où la sodomie est considérée par les mâles, les vrais, comme un mal absolu.

 

 

 

 

Par dwl - Publié dans : articles et textes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés